Editos

Edito - 29 avril 2013

 

Chic il neige ! Allons au Cinéma !

If you can't beat them, join them... en clair : si vous ne pouvez pas faire sans, faites avec... ou approchant. Et nous voilà bien obligés d'en venir là, ces jours où tout nous fait penser au merveilleux film de C.F. Ramuz: "Et si le soleil ne revenait pas ?" C'est beau, mais c'est triste, quoique... on a quand même déjà eu deux jours d'été au moins non ? C'est donc bien qu'il existe quelque part au-dessus de nos têtes, le soleil, mais bon, c'est comme pour tout, faut y croire, est-ce que Dieu existerait si on n'y croyait pas ?

Une chose hyper importante à ne surtout pas manquer c'est nos ASSEMBLÉES GÉNERALES. Celle des Amis du Royal à 19h et celle de l'Association Mon Ciné à 19h30 Mercredi 1er mai. Ça tombe bien c'est le jour de la fête du travail. On va pouvoir célébrer ! Soyez, venez, nombreux avec vos bonnes idées et vos remarques pertinentes, on n'en a jamais trop. Nous, on s'occupera de la paperasse et du verre de l'amitié pour clore la séance (voilà, je l'ai placé, j'ai toujours de la peine avec le terme "clôturer", je sais que son emploi n'est pas totalement faux, et qu'il est admis, mais je ne peux jamais m'empêcher de voir des vaches derrière la clôture en question). Personnellement j'ai la ferme intention de venir participer à la séance, parce que le film offert qui suivra Wadjda s'avère passionnant. Si vous voulez savoir pourquoi lisez le synopsis d'Adeline, c'est aussi sur ce site !

Ce n'est pas le seul d'ailleurs ces prochains jours parce que le dernier Almodovar, Les Amants passagers,  va s'avérer idéal pour nous distraire en ce samedi soir frisquet... il faudra juste faire attention, les sièges n'ont pas encore été tous recousus... Ce même samedi, il ne faudra pas "oublier" d'aller voir Oblivion. C'est marrant parce que personne, nulle part, ne parle d'un des arguments du film qui est l'effacement de la mémoire, joliment appelé "nettoyage". Rien que la pensée qu'il soit possible, un jour, sans que je le veuille, d'effacer tous mes (chers) souvenirs... me fait frémir ! Pas longtemps heureusement, parce-que dimanche va s'avérer très joyeux si j'en crois ce que j'ai lu sur Win Win et que je vous livre ici : Du vert val de Soulce aux blanches cimes de Kandersteg, du bucolique étang de Plain de Saigne à Montfaucon au majestueux lac des Quatre- Cantons, de la place de l’Hôtel-de-Ville de Delémont à celle du Palais fédéral de Berne, Win Win nous fait voyager à travers tous les clichés - bien connus - de la Suisse touristique et ceux - plus cachés - du Jura. Un voyage qui se déroule dans un grand éclat de rire, car avant d’être une carte postale sur grand écran, Win Win est une irrésistible comédie qui entraîne son public dans l’aventure un peu loufoque d’un élu jurassien, bien décidé à organiser une finale des Miss Chine dans son canton. Une fiction qui, comme toute bonne histoire, puise ses racines dans la réalité. Prometteur n'est-il-pas ? On en reparlera autour de l'apéritif qui sera offert juste après.

Le reste du programme jusqu'au 5 mai nous promet de belles heures de réflexion avec Héritage, Thorberg, et encore Wadjda (pour ceux qui l'auront raté le 1er Mai) et aussi de très belles heures de loisirs avec Jappeloup, 40 ans mode d'emploi, les Croods. Et n'oblivionnez pas que pendant tout ce temps-là vous pouvez encore nous donner vos idées.

Bon films !
Christina


Edito - 8 avril 2013

 

Le Cinéma Royal, une auberge espagnole ?

Signification d'auberge espagnole: un lieu ou une situation où on ne trouve que ce qu'on y a apporté.
Il vient de la mauvaise réputation qui, dès le XVIIIe siècle, était faite par les voyageurs étrangers aux auberges espagnoles où il était conseillé aux visiteurs, s'ils voulaient manger à leur faim, d'amener eux-mêmes de quoi se sustenter et se désaltérer, soit parce que l'auberge offrait le gîte mais pas le couvert, soit parce que la qualité et la quantité de ce qui leur y était servi étaient très critiquables.
Mais un nouveau sens de cette expression est apparu assez récemment, et on lui donne deux explications éventuellement complémentaires :
- chacun amenant son repas, on trouvait dans l'auberge une grande variété de nourritures ;
- une faune très variée fréquentait les auberges placées sur le chemin du pèlerinage à Saint-Jacques de Compostelle, puisqu'on était susceptible d'y croiser des gens venus de très nombreux pays différents.

C'est cette toute petite phrase à la fin du programme transmis par notre royale gérante, Adeline, pour ne pas la nommer, qui dit : "et des films que vous nous demanderez..." qui m'a rappelé la chose.
C'est vrai que le Cinéma Royal "appartient" à Ste-Croix, en ce sens qu'il fait partie intégrante de la vie de notre village depuis de très longues années. Bien d'autres villages d'égale ou de plus grande importance n'ont pas cette bonne fortune. C'est vrai qu'il nous incombe dès lors de le faire vivre au mieux de toutes nos possibilités et qu'on y retrouvera ainsi toujours ce que nous y avons apporté. Nourritures spirituelles et intellectuelles...

N'est-ce pas fantastique de savoir que vous et moi pouvons, comme bon nous semble, pour quelques dollars de plus, nous offrir le luxe de louer à la fois une salle et un film. De pouvoir, bien mieux que chez nous, recevoir des centaines d'amis, de membres de nos familles, pour une fête, un anniversaire, un jubilé, une rencontre...

Alors n'hésitons plus ! Et vive la fête !!!

En attendant les innombrables occasions d'en provoquer (des fêtes) nous allons commencer par savourer Boule et Bill qui est la toute première adaptation au cinéma de la célèbre bande dessinée éponyme créée par Jean Roba en 1959, et dont Laurent Verron a repris les flambeaux depuis 2003. Il s'agit d'une adaptation en réel, c'est à dire avec de vrais acteurs, et un vrai chien dans le rôle de Bill. Ce soir et demain. Dès vendredi Le Monde Fantastique d’Oz nous racontera comment Oz est devenu Le Magicien. Comment un médiocre magicien de cirque, un charlatan, se retrouve dans un monde fantastique qui l’accueille en sauveur.  "C’est l’histoire d’un homme ordinaire et égoïste qui devient un grand magicien altruiste", déclare le réalisateur Sam Raimi. Un peu comme nous quand nous voulons à tout prix correspondre au regard de l'autre ? Illusion or no illusion ? That is the real question.... Le week-end se terminera sur un documentaire fascinant qui nous donnera bien du blé à moudre : Une vie meilleure est ailleurs. Moi qui suis persuadée que celui qui n'a pas été rassasié à la table de son père ne le sera jamais, j'ai hâte de voir et d'entendre la brillante démonstration de  M. Rolando Colla dont je me réjouis de faire la connaissance ce soir là !

La semaine suivante sera une semaine passionnément musicale. Elle commencera dès mercredi avec Rigoletto (1851) opéra en trois actes et quatre tableaux de Guiseppe Verdi. D'après la pièce de Victor Hugo "Le roi s'amuse". Centré sur le personnage dramatique et original d'un bouffon de cour, Rigoletto fit initialement l'objet de la censure de l'empire austro-hongrois. Le roi s'amuse avait subi le même sort en 1832, interdit par la censure et repris seulement cinquante ans après la première. Ce qui, dans le drame d'Hugo, ne plaisait ni au public ni à la critique, était la description sans détour de la vie dissolue à la cour du roi de France, avec au centre le libertinage de François 1er. Dans l'opéra, le livret transfère l'action, par compromis, à la cour de Mantoue qui n'existe plus à l'époque, remplace le roi de France par le duc, et le nom de Triboulet par celui de Rigoletto. Intense drame de passion, de trahison, d'amour filial et de vengeance, Rigoletto offre non seulement une combinaison parfaite de richesse mélodique et de pouvoir dramatique, mais il met en évidence les tensions sociales et la condition féminine subalterne dans laquelle le public du XIXe siècle pouvait facilement se reconnaître. Vous avez dit passionnant ?

Après avoir savouré en apéritif quelques extraits d'Argerich, j'en ai retenu cette phrase de la réalisatrice : J'ai passé ma vie à lutter contre l'emprise douce et paralysante de ma mère... Reste à voir comment la lutte se termine... Pour ceux qui n'ont pas encore eu l'occasion de voir Sugar Man et The Sapphires, le moment sera venu de combler la frustration... Je me réjouis pour ma part de faire la connaissance de M. Jean-Yves Poupin, vendredi 12, avec le magnifique Visages d'enfants qu'il mettra en musique pour notre plus grand bonheur ! Oh, je sens que je ne vais pas beaucoup quitter le cinéma ce week-end là, parce que tout sera si intéressant ! Quartet avec inénarrable Maggie Smith, Song for Marion qui promet d'être un de ces petit bijou qui redonne foi dans la vie, et enfin Vibrato, le dernier film de notre si talentueuse Jacqueline Veuve présenté par Mélanie Pitteloud.

Le tout avec, comme toujours, de quoi nous sustenter agréablement entre deux projections. Un immense MERCI à Sébastien et à son équipe ! Comme dirait Adeline : Elle est pas belle la vie ?

Bons films !
christina


Edito - 13 mars 2013

 

Des étoiles plein les yeux...

... à la simple vue de ce programme prometteur du mois de mars. Démarrage sur les chapeaux de roues avec Roméo et Juliette, un ballet magnifique dans le cadre d’opéra-passion. On enchaîne avec Blancanieves (Blanche-Neige) version 2013, une très jolie découverte. Pour ceux qui ont aimé « The artist », le parallèle est inévitable. Les deux films sont en noir et blanc et muet... mais la comparaison ne s’arrête pas là car la bande son originale des deux productions a été enregistrée en Belgique par le même orchestre ! C’est pas un scoop ça ? Le « vrai » week-end commencera avec Flight vendredi soir. L'histoire racontée se rapproche de celle du pilote d'avion canadien Robert Piche qui, en 2001, avait réussi l'exploit de poser son avion en difficulté et de sauver ainsi ses 300 passagers. Après qu’il ait été érigé en héros, un journaliste dévoila son passé oublié de criminel... ce qui le plongea dans l'envers du décor de la célébrité. Il y en aura pour tous les goûts dimanche (et ça tombe bien au vu de ce qui nous arrive dessus météorologiquement parlant !). Nous serons donc bien au chaud dès 15h30 pour savourer Hôtel Transylvanie. J’ai lu que Carlos Grangel, un des responsables de l'animation, a travaillé ses premières ébauches sur des boîtes de céréales ! Le fait que ce soit jetable et coloré l’a aidé à contourner le syndrome de la page blanche. Reste à savoir combien il en a mangé pour aller au bout du film et s’il a forcé ses enfants à les finir ! Pour enregistrer les voix, les acteurs étaient réunis tous ensemble, chose rare dans le processus de doublage des films d'animation où les voix sont en général enregistrées séparément: "On n’a pas si souvent que cela l’occasion de faire enregistrer les acteurs de doublage ensemble. C’était très intéressant de voir Adam Sandler s’appuyer sur le jeu de Kevin James, lui-même s’appuyant sur celui de David Spade. Ils ont créé ces personnages et leurs personnalités ensemble, et cela les a rendus encore plus drôles et émouvants". A ne surtout pas manquer, ce même dimanche à 17h30 Avanti en présence de Mme Emmanuelle Antille, sa réalisatrice. Le film sera suivi d’une discussion autour du thème de la maladie mentale, verre de l’amitié en main comme il se doit ! Semaine très fertile du 19 au 24 mars. Dès 13h30 mardi 19, Journée égalité EVAM. De la cuisine au parlement... est-ce que ça a un rapport avec la Cuisine du Parlement ? Venez nombreux il faut respecter les quotas ! Max et les maximonstres régaleront les enfants de la Lanterne Magique mercredi. A moins que ce ne soit le contraire... et le même soir l’Union Chorale nous chantera la Liberté. En terme mathématique, le ruban de Möbius représente la surface d’un cercle qui ne possède qu’une seule bande ; à l’inverse d’un ruban classique qui en possède deux... quelqu’un peut m’expliquer ? Je serai certainement plus concentrée sur Jean Dujardin que sur les maths pendant le film ! Je pense que le sujet développé dans Happiness Therapy me sera plus simple d’accès ! En attendant de me laisser charmer par le dernier film de ce week-end là, à savoir Syngué Sabour... Dans la mythologie perse, Syngué sabour est la pierre de patience, une pierre qu'on dit magique. On peut lui révéler ses malheurs, ses secrets, tout ce qu'on n'ose pas dire aux autres. La pierre absorbe ces secrets à la manière d'une éponge puis finit par exploser, libérant enfin la personne qui les lui a confiés. Ça me fait penser que j’ai deux ou trois gros cailloux par ici qui me seraient bien plus utiles sous forme de gravier. J’ai bien envie d’essayer. Le week-end de Pâques sera chargé lui aussi, et pas seulement pour notre foie ! Il commencera très fort, jeudi soir, avec le très attendu Hitchcock. Evidemment, en inconditionnelle d’Helen Mirren, je me suis intéressée à la femme du « génie »... Alma Reville, qui a rencontré Alfred Hitchcock en 1926, alors qu'elle était une jeune monteuse. Elle est restée mariée au célèbre cinéaste durant 54 ans et malgré son importance dans son travail, elle n'a jamais assisté au tournage d'un de ses films. Ça, pour moi, c’est le vrai Mystère ! J’en aurais été bien incapable... et toi Adeline ? On continue avec un film dont l’un des propos est d'illustrer la manière dont chaque décision ou événement à une époque donnée peut se répercuter et avoir une incidence, bonne ou mauvaise, sur la vie des autres, dans un espace-temps qui n'est pas le même. En l'occurrence, Cloud Atlas englobe six temporalités différentes, situées entre 1849 pour la plus ancienne époque et 2300 pour la plus éloignée dans le futur. La manière dont se présente le récit permet d'aborder toutes les grandes questions existentielles et de proposer une réflexion sur la nature et la condition humaine : le film traite aussi bien de l'amour, qui occupe une place très importante dans l'histoire, que de la mort, de la liberté des individus, du rachat des fautes. Voilà qui donne fichtrement envie de le voir ! Et notre coup de coeur : Au bout du conte, raconte lui, ce qui reste des contes de fées dans la tête des gens, malgré eux. Il semblerait qu’on ne puisse pas faire autrement que de croire en quelque chose. Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri ont voulu évoquer la nécessité ET l’absurdité de la croyance. « Et l’amour, au fond, c’est la crédulité la mieux partagée ; c’est le conte de fées que chacun ou presque peut vivre au quotidien », commente la réalisatrice Agnès Jaoui qui précise : « J’avais envie qu’il y ait plein de références aux contes, plus ou moins cachées, jusque dans la figuration, les enseignes des cafés, les noms des personnages. Il doit y en avoir plus d’une centaine ». On fait un concours à celui qui en trouvera le plus ?

Bons films !
Christina


Edito - 25 février 2013

 

Ça vous gratouille ou ça vous chatouille ?



Eh oui, vous l'avez compris, nous sommes au coeur de l'hiver, là où les chats ne sont pas gris mais se promènent dans nos gorges.  Tous ceux qui auront échappé aux sinusites, bronchites, flemmingites, et autres joyeusetés en -ite, vont se délecter du programme concocté pour ces trois prochaines semaines. De nouveau il y en aura pour tous les goûts. A commencer par Max, un véritable conte de Noël, histoire de prolonger la féérie jusque z'avant Pâques ! J'ai retenu ce mot de Joey Starr : La vie est dure comme un lac de m... quand on le traverse sans tuba alors, ne l'oubliez pas (votre tuba) ! Tapage nocturne, pour suivre. Les familiers de Martin Suter (qui a écrit Le cuisinier, entre autres) savent que ses livres feraient tous d'excellents films. Nous allons donc pouvoir y aller de confiance. Ce même week-end, nous promet également de "l'éclate" avec Paulette. De l'éclate, mais pas que... peut-on se sortir de la précarité et de la solitude quand on ne travaille plus ? C'est la principale question abordée dans le film de Jérôme Enrico, même s’il se veut avant tout une comédie.

Malik Bendjelloul s'est débrouillé tout seul, avec les moyens du bord pour réaliser l'excellent documentaire A la recherche de Sugar Man. Si on veut être fidèle à soi-même, il faut se fixer ses propres règles, dit-il, comme celle qui consiste à utiliser son propre argent. Question : est-ce que nous verrions plus de bons films si tous les réalisateurs pensaient (et agissaient) comme lui ? Le film La Parade, apparaît dans un contexte ou les choses n’ont jamais été aussi graves en termes de droits de l’homme et plus particulièrement des droits des personnes homosexuelles. Le réalisateur, Srdjan Dratgojevic, sait que son film va provoquer beaucoup de réactions en Serbie, mais il espère que ceux de ses compatriotes qui iront le voir vont commencer à réfléchir et à reconsidérer leur stéréotypes et préjugés à l'égard de ceux dont la seule faute est d'être différents... Le lendemain, avec Sublimes créatures nous allons expérimenter, entre autres et d’une manière plutôt impressionnante le rituel du passage à l’âge adulte. Je me réjouis de voir ce qui m’attend quand mes ados en seront là.

Surtout réservez bien le dimanche 3 mars. Avec la reprise de Samsara - avant un excellent brunch - suivi à 14h 30 d’un après-midi de Rêves (dansants). Poucelina, Dance with me, le repas du soir et ...sur les pas de Pina Bausch, c’est quand même bien mieux que le foot dans le froid et la boue non ?

La librairie Clin d’Oeil organise le jeudi 7 mars une soirée autour du film Planet Solar, avec discussion en présence du réalisateur. Maintenant qu’il y a des éoliennes partout, il est temps que le soleil soit à l’unisson. J’ai vu quelques extraits prometteurs... quelle extraordinaire aventure ! Il y a des jours comme ça où je me sens plus patriote que d’autres. Le réalisateur Olivier Zuchuat sera là aussi, le samedi 9 mars pour nous présenter son documentaire bouleversant :  Comme des lions de pierre à l’entrée de la nuit. Là encore, une soirée à ne pas manquer ! Avec des neurones aussi boostés, les Ste Crix vont exploser !

Les amateurs de théâtre eux vont, comme moi, se régaler avec Alceste à bicyclette. Les inconditionnels de M. Luchini, dont je suis, apprécieront une fois de plus sa verve et son jeu incomparable. Le lendemain, les amateurs d’Histoire, dont je suis aussi, apprécieront avec Lincoln, le travail phénoménal de reconstitution effectué par M. Spielberg sur cette page de l’histoire américaine. Daniel Day-Lewis, Sally Fields et Tommy Lee Jones « performent » magnifiquement et ont d’ailleurs été primés pour leur travail.

Alors finalement, ça me chatouille bien d’aller voir tout ça !!!

Bons films !
Christina


Edito - 31 janvier 2013

 

 

Un mois de cinéma plein de promesses

Je ne sais de nouveau plus où donner de la tête pour mon édito tant le choix est riche. Merci à notre programmatrice de charme! Première personnalité féminine du Canton, osons le dire! (sans aucun parti pris comme d'habitude).

Lanterne magique cet après-midi avec l'homme qui rétrécit. J'en parle, malgré mon (léger) retard pour poster ce texte, car je me suis surprise à rire toute seule, tout à l'heure, en pensant que mes week-ends seraient un tantinet plus légers en corvées lessives si mes adorables bambins rétrécissaient aussi! Marrante également cette anecdote lue sur AlloCiné : Lee Child, l'auteur de la saga "Jack Reacher" a confié que le nom de son personnage, "Reacher", lui vient d'une expérience personnelle assez insolite. En effet, l'auteur est très grand et souvent, quand il fait ses courses au supermarché ou à l'épicerie, des personnes lui demandent d'"atteindre" ("to reach" en anglais) pour eux le haut des étagères afin de prendre un produit inaccessible. Sa femme lui disait que si ses bouquins ne se vendaient pas, il pourrait toujours être "reacher" dans un supermarché. Je me demande si ça rapporte autant? J'ai  lu aussi que si la première partie du film Tabou avait été tournée en suivant le scénario, la seconde en revanche, a laissé  une grande place à l’improvisation des acteurs. J'ai appris encore que toutes les peintures présentes dans Renoir ont été réalisées par   Guy Ribes, célèbre faussaire qui imitait le style des plus grands maîtres de la peinture comme Chagall, Picasso ou Matisse. Il fut condamné en 2004 à trois ans de prison et contacté par Gilles Bourdos à sa libération. Voilà une reconversion plutôt réussie! Quant au film Une estonienne à Paris, le réalisateur estonien Ilmst Raag explique que l'histoire est inspirée de celle de sa propre mère : "Ma mère était déprimée et perdue jusqu’à ce qu’on lui propose d’aller à Paris pour s’occuper d’une vieille dame estonienne très riche. A son retour, elle était transformée." Personne ne nous dit, par contre, si les deux vieilles dames avaient le même caractère... J'ai lu encore, que Tom Savini, qui campe Chaney dans Django Unchained, est principalement connu pour sa carrière de maquilleurs effets spéciaux. Surnommé "Le parrain du gore", Tom est un collaborateur fidèle de George A. Romero pour qui il a signé les effets spéciaux du Jour des morts-vivants et de La nuit des morts-vivants entre autres... Le film Au-delà des Collines, s’inspire de faits réels. En effet, Cristian Mungiu se souvient qu’en 2005, une jeune nonne était morte suite à un exorcisme dans un couvent en Moldavie. Le prêtre, qui l'avait séquestrée et privée d'eau et de nourriture, avait été condamné par la justice à 7 ans de prison et excommunié de l'église orthodoxe. Cet évènement ayant fait la une des journaux, la pratique de l'exorcisme a été interdite par la suite. Interdite? oui mais... Que dire de plus sur War Witch (Rebelle) que tout ce qui a déjà été tellement bien dit? Nous en apprendrons un peu plus sur le destin des enfants-soldats... au travers de cette jeune actrice de talent, Rachel Mwanza, plusieurs fois récompensée pour sa magnifique performance. Tout comme la fascinante Quvenzhané Wallis découverte dans Les Bêtes du Sud Sauvage, Rachel aurait été approchée dans la rue par le réalisateur qui, bien sûr, ne tarit pas d'éloges à son sujet! Avant de se lancer dans l’aventure de Chasing Mavericks, l'acteur et producteur Gérard Butler ne connaissait que les rudiments du surf. Il s’est donc entraîné pendant plusieurs mois avec des surfeurs professionnels afin de rattraper son niveau. Ça ne l'a pas empêché d'avoir un accident pendant le tournage au cours duquel il a bien failli laisser sa peau (c'est pas un beau cliché de cinéma ça? et pourtant c'est du vrai de live!) Pour convaincre John Lasseter que Le Monde de Nemo pouvait être le nouveau projet des studios Pixar, Andrew Stanton lui a préparé une salle pleine à craquer d'éléments de développement visuel et fait une présentation complète de plus d'une heure, au terme de laquelle Lasseter lui a simplement répondu qu'il avait été convaincu dès que le mot "poisson" avait été prononcé. Honnêtement, j'aurais pas aimé! Si de nombreux critiques ont cru voir un rapport entre l'histoire de The Master et celle de Ron Hubbard, le fondateur de la Scientologie, ce n'est pas le cas de Paul Thomas Anderson qui prétend avoir eu une approche psychologique et non pas sociologique... Par contre, l'église de Scientologie a vu, elle, trop de ressemblance entre ce film et la naissance de son mouvement. CQFD?

Quand je vous disais que le mois de février serait plein de promesses!

Bons films!
Christina


Edito - 10 janvier 2013

 

Dans la douceur de janvier...

Heureusement que le temps change dès demain; il fait presque trop chaud pour aller au cinéma, vous ne trouvez pas ? Et ça serait bien dommage au vu du programme passionnant qui nous attend ces prochaines semaines. Manifestement, Thérèse Desqueyroux ne connaît pas, elle, le secret du contentement. Et elle risque de se retrouver bien seule pour avoir rêvé trop haut. Pourtant c'est bon de rêver, quand c'est à bon escient. Avec L'odyssée de Pi, les occasions de rêver ne vont pas manquer. Imaginez... L'entière conception du film a duré cinq ans et demi, dont un an, juste pour la préparation. Imaginez... Rien que pour reconstituer numériquement la fourrure du Tigre, il aura fallu mobiliser 15 personnes pour concevoir les dix millions de poils du fauve. Et je ne parle pas des autres décors ! Après l'avoir vu, ce film, et la tête encore pleine d'étoiles... nous serons conviés à une Soirée Spéciale Cinéma Kurde. Le réalisateur - Sami Solmaz - nous présentera son film Témoignages de guerre et sera disponible pour répondre à nos questions. Suivra un succulent buffet puis nous terminerons la soirée avec Bahoz - La tempête - septième fiction de Monsieur Kazim Öz. Nous verrons si, comme le magicien quasi-éponyme, il nous donnera des clés sur la manière de changer le monde.

Le week-end suivant nous proposera un très sympathique mélange des genres. Une comédie dramatique : De l'autre côté du périph pour bien finir la semaine; un film à prise directe sur nos consciences : La Chasse, qui nous rendra juste mûrs à point pour apprécier le magnifique Samsara qui suivra. Un film à regarder comme un rêve. Ou comme une prière, c'est selon. Et au milieu de toutes ces expériences, Les mondes de Ralph. Ou comment faire dérailler le monde dès qu'on ose sortir des sentiers battus. Un film qui va plaire à tous les amateurs de jeux vidéos (mais pas que). Je me suis laissé dire, à propos de ce film, que le travail le plus difficile a été de rendre la nourriture, présente dans les différents univers, appétissante et délicieuse. Et aussi qu'on compte 188 personnages différents (pour 40 à 60 dans les autres films de ce genre) et 70 décors (au lieu de 25 environ et en général).

Sans m'empêcher de vivre ce que j'ai à vivre entre-temps... J'avoue que j'attends avec impatience la fin du mois. Et pas pour les raisons habituelles, non, mais pour enfin voir L'homme qui rit, et aussi Les Bêtes du Sud Sauvage en commençant, jeudi 24,  par le très intéressant Trois frères à la carte de Silvia Häselbarth. Je suis toujours profondément touchée chaque fois que j'ai l'occasion de toucher du doigt (ou de l'oeil!) la part lumineuse de mes contemporains. Et lumière il y aura encore, sur les traces de Hushpuppy, partie à la redécouverte de sa mère, au milieu des bêtes du sud sauvage... Et lumière il y aura toujours dans le film de Jean-Pierre Améris. La beauté est l'élément fort de son film et il nous déclare à ce sujet : "C'est l'aveugle qui voit la beauté". Selon Victor Hugo, auteur de l'Homme qui rit; "Ce n'est pas le regard objectif, c'est l'âme qui doit voir la vraie beauté".

Bonne Année !
Bon films !
christina


Edito - 25 décembre 2012

Télécharger le programme du 10 au 27 janvier 2013

 


 

Vivre Noël autrement...

Échec et mat ! Chaque année je me dis que je vais essayer de vivre un Noël inoubliable de bonté, de gentillesse, de partage, d'amour donné inconditionnellement. Chaque année je me rends compte de ma faillible humanité.

Heureusement qu'il y a eu, au cours de l'année, des films qui m'ont fait rêver parfois, avancer quelquefois, grandir peut-être. Un peu. En tout cas des films où, pendant le court instant (1 h 30 environ ?) où je les ai regardés, je me suis dit : "Oui, c'est bien, c'est beau, c'est vrai"  et ça m'a donné envie de devenir meilleure.

Bien sûr il y a Noël. Jésus. Marie et Joseph. L'âne et le boeuf. La crèche et toutes ces jolies choses. Si c'était vrai chantait Jacques Brel (j'ai failli écrire Jacques Bref, comme quoi... je suis un peu influencée ces jours). Mais bien sûr que c'est vrai et j'y crois dur comme fer. Seulement il y a le temps qui passe et il y a la mémoire et les deux qui ne vont pas très bien ensemble. Parfois. Alors, quand je repense à Extrêmement fort et incroyablement près, Hanezu, Ceci n'est pas un film, Amour, Amador... qui sont autant de petits cailloux-souvenirs blancs sur le chemin de mon année... quand je repense à toutes ces femmes, à tous ces hommes, qui se battent, qui se rebellent, qui nous ouvrent les portes de l'espoir, qui distribuent de l'amour, du rire, des émotions... quand je reçois tout cela en pleines mirettes, franco de port et sans emballage, oui, tous ces cadeaux de la Vie... alors je me dis que l'humain n'est peut-être pas si mauvais que ça, après tout.

Noël c'est aussi un moment tout particulier de reconnaissance et de remerciements. Il y a toujours cet instant de grâce où le simple fait de chercher à faire plaisir à l'autre me remplit de l'amour que je lui donne. Du coup j'ai envie de dire MERCI à la terre entière et, sur cette page, en particulier à ceux qui sont les artisans de mes joies hebdomadaires.

MERCI donc, cette année encore, à Adeline, Vincent, Nicolas, P.-A, Sébastien, Claude, Dominique, Paul, Anne, et tous ceux que je côtoie sans les connaître et qui oeuvrent, en coulisses, pour nous faire rêver, réfléchir, rire, pleurer, aimer, frissonner et... manger ! MERCI pour le partage de votre passion. MERCI pour cet immense travail semaine après semaine, MERCI pour cet engagement, cet investissement de vos personnes et de vos énergies !

Je m'en vais de ce pas télégraphier à Stockholm pour exiger la nobélisastion du Royal ou tout au moins son homolagation en tant qu'institution d'utilité publique ! En attendant, j'espère que vous avez tous voté pour Adeline, notre personnalité vaudoise la plus méritante de 2012 !  Il va sans dire que je ne suis pas de parti pris ! (mon numéro ccp est au verso de cette page...).

Vous aurez remarqué le silence assourdissant de cet édito en ce qui concerne sa partie purement cinématographique ! C'est parce que je sais que vous trouverez sur ce site, soigneusement installées par Nicolas, toutes les informations concernant les films présentés pendant ces fêtes. Pour ma part, je me réjouis déjà de savourer (entre autres) "All you need is love" de Susan Bier, No more honey de Markus Imhoof, Tango libre (le coup de coeur) de Frédéric Fonteyne (avec Sergi Lopez!), Populaire (sûrement un autre coup de coeur) de Régis Roinsard et bien sûr, Ernest et Célestine, de Benjamin Renner, la dernière petite merveille de ces fêtes 2012.

Et puisque, manifestement, la fin du monde n'est pas pour tout de suite, puisque, définitivement, nous sommes condamnés à passer encore quelques belles heures de détente tous ensemble, je vous (nous) souhaite à tous de magnifiques fêtes et une bonne et heureuse année 2013 !

Bon films!
christina


Edito - 5 décembre 2012

 

Cinéma nostalgie...

De Jean-Jacques Rouseau avec Ma nouvelle Héloïse, à Stars 80, en passant par The Sapphires (en avant première!), quelle jolie promenade dans "Le bon vieux temps" on nous propose au Royal pour cette période de pré-Noël! En espérant que les Mayas nous fichent la paix comme disait l'autre et/ou que la météorite tombe ailleurs! Au fait, si elle tombait sur la lune, qu'est-ce que ça changerait pour nous? A part nous permettre de visionner un nouveau film catastrophe dans un an? Il paraît qu'en France voisine, on va ouvrir les bâtiments inoccupés aux SDF pour qu'ils puissent passer l'hiver au chaud. Est-ce qu'ils vont faire la même chose ici avec tous les palaces déserts de la rivière vaudoise? En attendant ne manquez surtout pas ce rendez-vous avec Monsieur Reusser et son actrice principale! C'est ce soir à 20 h!

Quand on lit le synopsis de Vincent Adatte sur Skyfall, on a presque envie de sortir nos mouchoirs... Effectivement quel spectaculaire Bond en avant que cette tombée de (haut)-ciel ! Pauvre Danny Boy avec tous ces méchants qui lui veulent du mal ! Tant pis, moi c'est pour Judi Dench que je viens cette fois. Samedi, le Film sur l'Union Instrumentale de Ste Croix sera suivi d'un (comme toujours) somptueux buffet! A vos binious et... à vos fourchettes! Ce que j'ai appris sur les potins-de-la-toile à propos des Sapphires, c'est que c'est le premier film pour lequel on a obtenu l'autorisation de tourner sur la guerre du Vietnam et à Ho-Chi-Ming Ville depuis dix ans! Certaines remises en question ont du mal à se faire on dirait. Ça va être chaud et c'est tant mieux, parce que juste après nous aurons tout le temps de nous rafraîchir devant Hiver Nomade et les aventures de Carole et Pascal  avec leurs huit cent moutons. Quand je regardais par la fenêtre tout à l'heure, je ne pouvais m'empêcher de me dire qu'ils étaient drôlement courageux. Bon, huit cent moutons ça réchauffe, on est bien d'accord, mais s'ils prennent toute la place sous la bâche on fait comment hein? Et pour chanter Figaro-ci, Figaro-là et pom et pom et pom et poooom sous la douche, ça ne soit pas être évident dans le Gros de Vaud! Attention, ça sera mercredi 12 à 19h30 Les Noces de Figaro, à ne manquer sous aucun prétexte! Et ceux qui souhaitent qu'on monte le son ne doivent pas hésiter à le dire surtout ! L'équipe du Royal est là pour vous rendre la vie confortable!

Si je continue à bavarder comme ça, je n'aurai pas fini mon édito avant demain matin (dans un quart d'heure en fait). Alors je vais prendre des raccourcis; Frankenweenie; j'en ai déjà parlé la dernière fois, Les recommandations de M. Kuka aussi, j'espère qu'il vous a plu autant qu'à moi? J'ai eu un aperçu des Enfants loups Ame & Yuki, mais j'avoue que je ne saurais mieux en parler qu'Adeline dans son synopsis. Elle en connaît un rayon sur l'amour inconditionnel, la réflexion profonde et les notions de choix! Tout est dit! Pour ceux qui ont un tout petit peu de peine à s'organiser; je pense qu'ils seront très vite rassurés et édifiés devant A glorious mess. Je ne rajoute rien... la coupe est pleine!

Il aura fallu un an aux six sociétés spécialisées dans les effets spéciaux pour créer l'impressionnante séquence de dix minutes du premier raz de marée de The impossible. J'ai lu quelque part que nous n'avions pas juste affaire à un film de survie, non, le film soulèverait également la question de savoir pour qui on veut survivre et de quelle manière;  vous voilà prévenus... Certains d'ailleurs ne se posent plus la question si on en croit l'excellent documentaire de Michel Christen: Chronique d'une mort oubliée. Voilà qui va nous aider à porter un autre regard sur tous les solitaires qui nous entourent, dont certains que nous connaissons bien. Mais... les regardons-nous vraiment? Et pas seulement à Noël? Le réalisateur sera présent aussi et il pourra peut-être nous dire si quelque chose a changé depuis le film.

Je me réjouis de voir le résultat du travail de Monsieur Affleck pour son film Argo. Je me suis laissé dire qu'il tenait tant à ce que ses acteurs revivent ce que leurs personnages avaient vécu, qu'il les a enfermés pendant une semaine dans l'immeuble qui servirait d'ambassade, sur le lieu du tournage. Il les a obligés à porter leurs "costumes" et les a coupés du monde en les privant de tout téléphone, ordinateur, tablettes et autre support dont le nom commence par i...

Bon films !
Christina


Edito - 14 novembre 2012

Télécharger le programme du 5 au 23 décembre 2012


Sans titre...

Ô le doux mélange... je viens de visionner un excellent documentaire de la BBC qui me parle de tous les produits chimiques qui se baladent dans (et à) mon corps défendant, qui bousillent mes neurones, mes hormones, qui jouent avec mes équilibres divers en la matière... et le premier film que je voudrais présenter, Sâdhu, parle d'un Saint Homme, en recherche d'ascèse et de vérité, qui a vécu huit ans dans une grotte et qui cherche toujours un sens à sa vie. J'allais titrer mon édito "Planète schizophrène" pour montrer que notre mère la terre a bien plusieurs personnalités... et Tata Wicky me dit que cela n'a rien à voir. La schizophrénie largement utilisée à tort et à travers, dans le cinéma entre autres, pour l'expliquer, n'est pas du tout synonyme de personnalités multiples. A suivre...

Pour ne pas vous retrouver démuni face à certains termes utilisés dans le film Looper (vendredi soir), voici un petit lexique pour briller en société : en premier lieu, un Looper est un tueur de seconde zone qui travaille pour la mafia du futur. Ses victimes sont envoyées à son époque et il est chargé de se débarrasser de leur cadavre. On croisera également des personnages appelés les portes-flingues ; ce sont des gangsters beaucoup mieux entraînés et chevronnés. Ils détestent les Loopers qu'ils considèrent comme des incompétents. On entendra ensuite parler de Métapsychiques. En 2040, environ 15% de la population a développé des facultés métapsychiques. Il ne s'agit pas d'un réel pouvoir mais plutôt d'un don banal et peu utile, qui sert surtout à frimer. Enfin, les Loopers utilisent une arme spéciale pour tuer leurs victimes ; cette arme, appelée mousqueton, s'avère pratique pour des tueurs peu doués comme les Loopers car elle permet de tuer une cible facilement à une distance de seulement quelques mètres. Intéressant non ?

Dans un registre un peu différent, mais toujours sur le thème de la bagarre, nous aurons le plaisir d'en prendre plein les yeux et les oreilles avec Les Troyens dimanche matin. Mon inculture est grande dans le domaine de l'opéra; je suis donc allée voir de quoi il s'agissait. Les premières lignes annoncent la couleur. Cassandre attend... on nous apprend que d'une part elle est dotée du don de prophétie et que d'autre part elle subit la malédiction de ne jamais être crue... ça me rappelle quelque chose, mais quoi ?

Ne manquez surtout pas la Soirée Espagnole de dimanche (18) soir! Lecture de poésie, chants espagnols, buffet qui ne pourra qu'être extraordinaire (on sera encore sur les photos n'est-ce pas Adeline?) et le film Amador en coup de coeur. Je ne vous en dis pas plus, ce film est un nouveau petit bijou !

Le week-end suivant, après la deuxième partie des Révélation de Twilight, Nous aurons droit à une autre pépite cinématographique: Les recommandations de Monsieur Kuka, une petite merveille du genre, qui redonne du sens au rire... et qui sera suivi par Courage, un film dramatique aux remises en question nombreuses. Le dimanche 25, aura lieu une soirée Femmes dans le Monde avec un repas proposé par le Zonta Club. Il sera suivi du film Forbidden voices (Voix interdites) et parlera encore une fois de courage mais dans un autre domaine cette fois. Et Novembre se terminera en beauté avec Frankenweenie, de notre cinéaste préféré Tim Burton... J'ai eu beau dévorer le casting, je n'y ai pas trouvé sa blonde, la magnifique Elena Bonham-Carter. Un bébé pour Noël ? Quoi qu'il en soit, le film sera fantastique et tout à fait digne de Mary Shelley d'après le peu que j'en ai vu. Pour The end of time, il faudra nous contenter du seul synopsis de Vincent Adatte. Mais tout y est dit ! Mesdames, ne venez pas seules, ce film va, à coup sûr, passionner vos maris, vos amants et tous ceux qui aimeraient l'être !
Un plan parfait que ce film éponyme... à savourer avant le brunch au Jeudi 12 (réservez, c'est plus sûr!), j'ai comme l'impression que la belle Diane Kruger n'est pas la seule à subir une "maléditionne"...

Bon Films!
Christina


Edito - 23 octobre 2012

Télécharger le programme du 15 novembre au 2 décembre 2012


Et vive La Nuit du Court Métrage !

J'hésitais à faire un texte entier simplement avec la distribution de ce mois dont quasiment tous les titres sont évocateurs. Mais j'ai peur de me ramasser une veste. Tranquille! me suis-je donc dit, de toutes façons, on n'a encore rien vu. Rions un peu en attendant; bien au chaud dans la maison. Tant qu'il y a des contes autour de minuit et qu'on reste dans le secret des fées...

Non, ça ne va pas du tout! Et ça ne veut rien dire... alors même que j'avais relevé deux ou trois choses intéressantes au sujet des films que nous allons pouvoir déguster en ce milieu d'automne, entre deux morceaux de tarte à la courge. Le point phare en sera, bien entendu, LA NUIT DU COURT MÉTRAGE! Je me réjouis déjà de découvrir les merveilles qui nous y seront proposées !
Mais avant cela, nous apprécions notre chance...  En effet, le second jour du tournage de Resident Evil, une plateforme s'est effondrée sur le plateau. Résultat; seize blessés, heureusement pas trop graves et un léger retard. Après ça, on ne pourra plus dire que les acteurs ne se "donnent" pas à fond pour nous !

J'ai remarqué aussi que ce même week-end nous aurons droit à un très joli  mélange des genres. Entre le très ludique (mais pas que) Astérix et Obélix, le très joli (mais pas que) conte de Kirikou, le très actif Resident Evil mais aussi le très profondément instructif (en présence du réalisateur!) Une veste bien tranquille. L'autisme est un continent à soi tout seul et j'ai comme l'impression que nous sommes loin d'en avoir fait le tour! Monsieur Giger va nous donner la possibilité d'en savoir un peu plus.

J'aime définitivement bien le principe du film Elle s'appelle Ruby... Je doute que ça fonctionne pareil à la maison, mais j'ai bien envie d'essayer pour voir... En regardant la bande-annonce de Vous n'avez encore rien vu, j'ai été fascinée par le regard des acteurs. J'ai hâte de confirmer mon à priori positif en la matière, juste avant la Nuit du Court Métrage aux "accroches" plus alléchantes les unes que les autres. Qu'est-ce qui se cache derrière Best of Switzerland ? Rions un peu ? Mandima mon amour et Autour de Minuit ? J'espère que Sébastien aura refait les stocks de café !

De l'épiaire-laineuse... c'est la plante "couvre-sol" qui a servi de modèle aux dessinateurs pour réaliser le costume de Clochette et de ses consoeurs... Ce n'est pas cela le Secret des fées bien sûr, mais c'est un bon début non ?

Début novembre s'annonce un brin préoccupant. Avec Ted, nous apprendrons ce qu'il ne faut pas offrir à nos enfants pour Noël. Avec Dans la maison, nous inspecterons plus sérieusement les carnets scolaires de nos chères têtes apprenantes. Avec Amour, nous nous demanderons s'il est possible de, et si oui, comment, gérer la souffrance quelqu'un qu'on aime et last but not least avec Hiver nomade, en présence du réalisateur, nous aurons droit à une magnifique leçon de vie avec et dans la nature, qui je l'espère, grâce à ce film, fera des émules. Surtout n'oubliez pas de réserver votre brunch!

Bon films!
Christina


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